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Nouvelle République
Quatre ans après la Bataille de Yavin, première défaite majeure de l'Empire, la Rébellion défit à nouveau les forces impériales dans le système d'Endor. Cette bataille d'Endor, légendaire désormais, opposa des centaines d'appareils et fit également rage à la surface de la lune forestière d'Endor. Elle prit fin lorsque les chasseurs de l'Alliance parvinrent à détruire l'Etoile de la mort, l'arme ultime de l'Empire, et avec la disparition de Dark Vador et la mort de l'Empereur Palpatine lui-même. Cette victoire inespérée de la Rébellion porta un coup fatal au régime impérial, qui dès lors ne fut plus que l'ombre de ce qu'il avait été pendant les deux décennies précédentes. L'Alliance Rebelle profita de son succès pour construire l'avenir et mettre en place les fondements du gouvernement légitime, succédant à l'Empire blessé : ainsi naquit la Nouvelle République. La déclaration de la Nouvelle République fut signée dans le mois qui suivit la bataille d'Endor, à l'issue de la trêve sur Bakura et de la victoire sur les envahisseurs Ssi-ruuk. Ses dépositaires furent Mon Mothma de Chandrila, Leia Organa d'Alderaan, Borsk Fey'lya de Bothawui, Ackbar de Mon Calamari, Sian Tevv de Sullust, Doman Beruss d'Illodia, Kerrithrarr de Kashyyyk et Verrinnefra B'thog Indriummsegh d'Elom. Vaincre l'Empire et se trouver en position de signer cet acte avait été ardu. Mais le plus dur restait à faire pour la Nouvelle République naissante : convaincre qu'elle valait mieux que l'Empire. En effet, même si elle disposait du soutien de nombreuses personnes de toutes les espèces, l'Alliance n'avait pas pour autant conquis les populations de leurs planètes respectives. Bien sûr, certaines planètes s'étaient résolument rangées dans les rangs rebelles depuis les premiers temps de la guerre, comme Mon Calamari. Mais bien d'autres étaient toujours sous domination impériale, comme Sullust, Bothawui, Sluis Van ou encore Orto et hésitaient à changer de bannière, ne sachant pas si cela en valait la peine, et ce en dépit du fait que de nombreux natifs de ces mondes soutenaient ouvertement l'Alliance. Le premier président de la Nouvelle République fut bien entendu Mon Mothma, l'inflexible chef de l'Alliance, jadis sénatrice de Chandrila. Après son attentat, mené par l'ambassadeur de Carida lors de la crise du Broyeur de Soleil (an 11), elle fut diminuée et faillit mourir. C'est pourquoi elle laissa le fardeau à Leia Organa Solo, dont la succession paraissait logique aux yeux de tous, ou presque. Celle-ci délégua à plusieurs reprises le pouvoir, notamment lors de la crise de la Flotte Noire. C'est ainsi que Ponc Gavrisom fut président et signa la paix avec les Vestiges de l'Empire , en l'an 19. Mais lors des problèmes dans le système Corellien, en l'an 18, c'est Mon Mothma qui avait repris le flambeau pendant que Leia était coincée dans le secteur natal de son mari. Finalement, c'est Borsk Fey'lya qui s'imposa à la présidence par la suite, et qui eut à gérer l'invasion des Yuuzhan Vong, en l'an 25. Avec les envahisseurs Vong, la Nouvelle République entra dans sa période la plus noire, enchaînant les défaites politiques et militaires. Elle perdit Coruscant et de nombreux autres systèmes, en dépit du soutien apporté par les nouveaux chevaliers Jedi et malgré sa technologie sans cesse plus avancée. L'incapacité du gouvernement à réagir et à régler la crise rappela à beaucoup la déchéance de l'Ancienne République, et pour de nombreux mondes, il ne restait plus grand chose à espérer du gouvernement, ni de l'avenir... Idéaux : Les idéaux de la Nouvelle République sont très proches de ceux de l'Ancienne République. Prolongement officiel des idéaux de l'Alliance Rebelle, les valeurs du nouveau gouvernement sont très différentes de celles de l'Empire, même si certains principes impériaux furent conservés dans la nouvelle politique, car il avait été constaté qu'ils étaient bénéfiques. Et surtout, les principes qui avaient été à l'origine de la déchéance républicaine et de l'émergence des haines raciales ainsi que des guerres intestines furent revus et corrigés, afin que l'on retienne les leçons des erreurs passées. Pour citer quelques uns de ces idéaux, prenons en exemple la Liberté pour tous et l'interdiction de l'esclavage, le droit à la justice pour chaque espèce et l'abolition des exécutions sommaires, la Liberté de penser, de publier, le droit de vote pour tous, dans la mesure où chaque système membre de la Nouvelle République nomme un sénateur pour le représenter et pour prendre part aux votes et débats. Mais ces idéaux concernent également les voies marchandes, qui ne sont plus réservées à certaines sociétés ou privilégiés, la fin des monopoles, les aides aux mondes dévastés ou en retard, le respect des croyances et des organisations politiques intrinsèques aux planètes ou espèces, le soutien militaire en cas de problème et l'assistance mutuelle entre les mondes. Pour résumer, le despotisme et l'absolutisme de l'Empereur sont balayés et le respect de l'individu prévalue sur le pouvoir d'un seul. C'est une démocratie dont on peut décider de ne plus faire partie sans aucune pression ni agression, et où personne n'utilise La Force armée pour faire pression sur un autre membre, sauf si les circonstances l'exigent et que le sénat a voté dans le sens d'une intervention militaire. Structure : La structure de la Nouvelle République reprend celle de l'Ancienne. Le gouvernement est dirigé par un président, élu par les sénateurs, et ceux-ci sont eux-mêmes élus par les mondes qu'ils représentent. L'organe principal de la politique républicaine demeure le Sénat, qui avait été supprimé peu avant la Bataille de Yavin par l'Empereur ; ce Sénat vote les lois, débat sur les problèmes à l'ordre du jour, décide du budget, de l'admission de nouveaux membres, des actions militaires, etc. Le président peut éventuellement trancher et se passer de l'approbation sénatoriale, mais en règle générale, il préfère s'assurer le soutien des sénateurs, afin d'éviter des heurts. Il n'y a qu'en cas de crise que le président peut recevoir les pleins pouvoirs et agir vraiment à sa guise. Mais, encore une fois, ce sont les sénateurs qui confèrent au chef de la Nouvelle République ces pleins pouvoirs. De ce fait, il serait très difficile à un président de tenter de renverser le régime et de se proclamer Empereur comme l'avait fait Palpatine deux décennies plus tôt. Qui plus est, il existe de nombreuses cours spécialisées qui examinent les affaires de l'Etat et analysent les décisions prises, limitant de ce fait la corruption et les risques de coup d'état. L'armée et la flotte dépendent également du président, mais qui là aussi ne peut agir qu'après avoir consulté ses pairs. Le problème de la Nouvelle République, et qui avait été résolu par la tyrannie de l'Empire, est qu'elle est constituée par une multitude d'espèces très différentes et dont les approches politiques sont parfois elles aussi sensiblement différentes. En clair, le président doit toujours ménager certaines espèces lorsqu'il prend des décisions, car il est fort rare que les thèmes étudiés par le Sénat obtienne l'unanimité. Cela limite la portée d'action du gouvernement, mais en contrepartie, cela permet de respecter des valeurs inhérentes à ce régime politique, et cela évite que l'on retombe vers ce que fut l'autoritaire Empire Galactique. Bilan : La Nouvelle République a réussi un grand exploit en parvenant à se stabiliser et à ne pas s'effondrer dès ses premières années. En effet, du temps de l'Alliance Rebelle, les décisions étaient prises un peu à l'anarchie, et le chef de la Rébellion, Mon Mothma, avait quasiment les mêmes pouvoir sur l'Alliance que Palpatine sur l'Empire. Bien entendu, elle se détachait de son ancien collègue du sénat par ses convictions et sa politique, mais le danger fut d'autant plus grand, lorsque la Nouvelle République se mit en place, qu'un chef émerge et décide de créer son propre Empire. Aussi, le fait que le nouveau gouvernement soit parvenu à poursuivre le combat de l'Alliance au premier plan est déjà une réussite. La signature de la paix avec l'Empire, par le traité Pellaeon-Gavrisom en l'an 19, fut l'apothéose, consacrant deux longues et douloureuses décennies de conflit. Ensuite, arriver à convaincre autant de planètes (400 espèces membres sur 11 000 planètes habitées lors de la grande purge des Yevethas, pendant la crise de la Flotte noire) ne fut pas une mince affaire, et là aussi le gouvernement et ses diplomates ont réalisé un travail exceptionnel. Grâce à son action, les derniers sévices de la guerre civile ont disparu et la justice est à peu près revenue partout dans la galaxie. Enfin, les crises ont toutes su être gérées, du moins jusqu'à l'invasion des Yuuzhan Vong. Mais certaines ombres viennent ternir le portrait de ce nouveau gouvernement : à l'image de l'Ancienne République, ce régime souffre de sa complexité bureaucratique et du grand nombre d'espèces le composant. A de nombreuses reprises, les solutions les meilleures ne purent être votées à cause de rivalités au sein des sénateurs ou de vieilles querelles intestines, ressurgissant et minant le terrain politique. Et parfois, les décisions mirent trop de temps à être appliquées, et cela fut nuisible à la Nouvelle République. Autre point négatif : la flotte républicaine fut certes renforcée au fil des années, et modernisée, mais jamais elle n'atteignit le niveau de perfection que représentait la flotte impériale. Aussi, dans bien des cas, les forces républicaines furent incapables de repousser efficacement un ennemi, par manque de navires et de moyens. Ce défaut se concrétisa en l'an 25 avec l'invasion des Vong et les défaites successives du gouvernement. Catégories : organisations politiques/histoire la nouvelle republique Auteur : Dark Valor |
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| Cet article a été consulté 10635 fois. Page mise en cache à 23h19 le 24/05/13
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