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Mandaloriens
Durant les cinq derniers millénaires de l'histoire mouvementée de la République, de gigantesques armées se sont affrontées, chacune pour une cause lui tenant à coeur ou pour un idéal dépassant souvent les considérations des simples soldats la servant. Cependant, des exceptions existent et la grande armée mandalorienne (Mando'ade : enfants de Mandalore en langue Mando) en est sûrement la plus digne représentante ; hormis les armures et les armes aussi diverses et variées utilisées par ses guerriers, la comparaison avec d'autres groupes armés s'arrête là. En effet, le non Mandalorien (Aruetii en langue mando ; ce terme peut aller d'étranger à ennemi selon le contexte) qui souhaite comprendre le mystère entourant cette grande armée devra se heurter à bien des contradictions qui en ont découragé plus d'un. Histoire ancienne : L'histoire des Mandaloriens remonte à la Grande Guerre des Sith, 4 000 ans avant la Bataille de Yavin. Leur réputation n'était déjà plus à faire à cette époque. Au-delà de cette date, les origines des Mandaloriens se perdent en conjectures et autres hypothèses difficilement vérifiables. Constituaient-ils, au tout début, une race à part entière d'humanoïdes à la peau grise (les Taung originaires de Coruscant) ou un groupe d'individus Humains descendant des survivants d'un crash sur la planète Mandalore ? Toujours est il qu'à cette époque, les Mandaloriens étaient des combattants exceptionnels et extrêmement bien équipés comme en témoignaient alors leurs armures sous leur forme antique et leur créatures/machines cybernétiques : les droïdes basilisk que les plus habiles montaient à la bataille et qui parvenaient à faire fuir le plus courageux des soldats. Peu avant la Grande Guerre des Sith, les Mandaloriens ne se vouaient qu'à la conquête des systèmes environnant leur sphère d'influence. Commandés par leur chef, appelé Mandalore en référence à son rang, leur ambition n'atteignait pas la cupidité des seigneurs Sith de l'époque. Eux préféraient se tourner vers leur propre territoire qu'ils défendaient avec la plus grande ardeur. Mais cet état de fait fut bientôt bouleversé par un jeune Jedi déchu nommé Ulic Qel-Droma. Ce dernier décida d'affronter Mandalore en combat singulier pour contraindre le peuple mandalorien à se joindre à la grande armée Sith ; il avait ainsi à l'esprit qu'une telle armée comblerait toutes les attentes de son maître Sith Exar Kun. Bien que Mandalore chevauchait un basilisk, Ulic parvint rapidement à le battre devant tous ses guerriers. Plutôt que de le tuer, le jeune Sith lui laissa la vie sauve en échange de son allégeance. Avec leur appui, les Sith remportèrent batailles sur batailles, massacrant des armées entières de soldats républicains. Mais l'efficacité des Mandaloriens était surtout du à l'effet de surprise qu'ils employaient brillamment en apparaissant toujours là où les stratèges de la République Galactique relâchaient leur attention. Cependant, l'arrogance d'Ulic Qel-Droma et sa trop grande confiance en la puissance de l'armée mandalorienne le poussèrent à désobéir à son maître Exar Kun. Se croyant invincible, il lança son armée à l'assaut de Coruscant, où il se brisa contre une résistance beaucoup forte qu'il ne l'avait prévue. Au cours de la bataille, il fut trahi par sa maîtresse Aleema, perdit la totalité de ses forces et fut fait prisonnier par la République. Peu après sa libération, les Mandaloriens furent envoyés dans de nombreux autres systèmes pour mener l'assaut contre la République. Hélas, le succès ne fut pas au rendez-vous sur la planète Onderon. Les Onderoniens se révélèrent de redoutables combattants, en particulier les Chevaucheurs de bêtes dont les féroces montures surclassèrent largement les machines mandaloriennes ; pour ne rien arranger, une flotte républicaine vint en renfort et scella définitivement l'issue de l'engagement. Mandalore, voyant que la bataille était perdue, sonna la retraite et ordonna le repli sur la lune toute proche, Dxun. Alors que les guerriers mandaloriens suivent l'ordre de leur chef, le vaisseau de ce dernier fut touché et s'écrasa dans la jungle où il subit l'attaque des bêtes sauvages d'Onderon. Un petit groupe de volontaires partit à sa recherche pour lui venir en aide mais il était déjà trop tard pour Mandalore ; suivant la tradition, le premier à voir le cadavre du chef prit son casque et, par la même occasion, son titre. Dans les dernières années de la Grande Guerre des Sith, l'armée mandalorienne obtint de plus en plus d'autonomie et devint une force conquérante à part, ce qui aboutit dans l'esprit de certains aux guerres mandaloriennes en parallèle aux guerres Sith. A la fin de la guerre, les Sith furent quasiment tous vaincus et les Mandaloriens presque exterminés. La victoire alla à la République et aux Jedi mais les pertes dans les deux camps furent incalculables. Embarqués dans une guerre dans laquelle ils n'avaient rien à voir, les Mandaloriens furent donc anéantis et pourchassés par les Jedi, perdant une à une les planètes qu'ils avaient conquises. Plus que les pertes humaines et matérielles qu'ils subirent, les Mandaloriens eurent à changer peu à peu leur point de vue sur les différentes allégeances ou autres alliances entre différentes factions. Ils devinrent alors des mercenaires ne se souciant plus de la politique au sein de la Galaxie et ne recevant plus d'ordre de personne. Refaisant péniblement surface, les nouveaux Mandaloriens sont bien différents de leurs ancêtres. Leur armure, plus légère mais tout aussi résistante, bardée de gadgets et armes en tout genre, leur casque désormais célèbre et le jetpack pour les plus habiles font partie des tous nouveaux atouts mis en avant par ces fiers guerriers. Même s'ils sont moins nombreux qu'avant, ils sont plus forts individuellement que les anciens, leur entraînement acharné et leur mode de vie nomade y étant bien sûr grandement pour quelque chose. Histoire contemporaine : Si les Mandaloriens gagnèrent l'image de mercenaires virtuellement respectables et sans trop d'histoires, certains esprits nostalgiques des glorieuses conquêtes du passé s'échauffèrent et menacèrent de faire basculer l'équilibre fragile du peuple mando mené alors par Jaster Mereel. Bien que la plupart furent "convaincus" de leur erreur ou tout simplement éliminés, l'un d'entre eux nommé Vizsla parvint à s'échapper pour fonder sa propre armée qu'il nomma "The Death Watch". C'est à ce moment là, quarante ans avant la Guerre des Clones que les Mandaloriens allaient subir le coup de grâce de leur histoire. Pâle imitation des Mandaloriens, les renégats de la Death Watch étaient moins portés sur les principes et le code d'honneur strict de leurs homologues que sur le profit et les massacres qu'ils n'hésitaient pas à perpétrer sur les populations civiles quand leur profit était en jeu. Malheureusement, la ressemblance entre les deux groupes ne tarda pas à ternir la réputation des Mandaloriens ; de plus, Vizsla se fixa comme objectif la destruction pure et simple de Jaster et de ses partisans. Les deux factions devinrent des ennemis jurés et la première opération de grande envergure à l'encontre des Mandaloriens fut une embuscade tendue sur la planète Concord Dawn. Engagés pour y régler un conflit mineur, Jaster et un petit groupe de guerriers se rendit sur la planète où l'attendait Vizsla accompagné d'une force bien supérieure. N'ayant d'autre choix que celui de la fuite, Jaster et ses hommes tombèrent sur un petit garçon de neuf ans qui n'était autre que Jango Fett. Hélas, les Death Watch abordèrent en même temps la ferme des Fett où ils massacrèrent tout le monde suite à la résistance du père de Jango. Traumatisé, Jango mena Jaster et ses hommes au village le plus proche où cette fois les rôles seraient inversés, le chasseur devenant la proie. Vizsla ne mit pas longtemps à arriver au village, lequel subit une fouille en règle. Alors, Jaster et ses hommes passèrent à l'action ; Jango ne fut pas inactif puisqu'il réussit à poser une mine sur le blindé ennemi. La déflagration laissa la plupart des hommes de Vizsla au tapis et ce dernier se retrouva à la merci du jeune garçon dont il venait d'assassiner la famille. Jango ne se fit pas attendre et lui tira dessus avec un Blaster, le laissant pour mort. Ayant prouvé son courage et sa volonté, Jango fut recueilli par Jaster qui prit sur lui de l'élever à la manière des Mandaloriens. Révélant rapidement sa valeur au combat et son intelligence, il fut tout naturellement pressenti pour succéder à Jaster Mereel. Seulement voilà, un autre guerrier nommé Montross, plus ancien dans l'armée, voyait d'un mauvais oeil l'ascension du jeune homme. Au cours des premières années de Jango dans l'armée, on n'entendit plus parler des Death Watch jusqu'à la débâcle de Khorda 6. Ce qui fut au départ une simple mission destinée à réprimer une révolte mineure se transforma en un massacre pur et simple. Dès l'entrée des transporteurs de troupes dans l'atmosphère, un barrage de feu pulvérisa plusieurs vaisseaux et les quelques cargos survivants libérèrent leurs troupes au beau milieu d'un déluge de tirs d'artillerie qui ravagèrent les rangs des Mandaloriens. Jaster, voyant que les rapports des renseignements sur les défenses ennemies étaient tous faux, rassembla le peu d'hommes valides qui lui restait pour fortifier ses positions. Cependant, le chaos était tel qu'il ordonna l'abandon de la mission. Montross, vit dans cet ordre une preuve de la faiblesse de Mereel et choisit délibérément de désobéir, montant à l'assaut d'une position ennemie lourdement défendue. Ayant toujours préféré La Force brute à la tactique, Montross parvint à prendre le contrôle de la zone mais au prix de lourdes pertes. La joie fut tout de même de courte durée lorsque un vieil ennemi surgit non loin de là, menaçant Montross et ses hommes : Vizsla, ayant survécu au tir de Jango, et un bataillon des Death Watch. Le guerrier crut les dernières secondes de sa vie arrivées mais Jaster Mereel s'interposa entre le puissant char d'assaut de Vizsla et Montross. Ce dernier put s'enfuir avec son jetpack mais Jaster, dont le jetpack avait été endommagé par l'explosion d'une grenade plus tôt dans la bataille, ne put faire de même. Demandant l'aide de Montross, Jaster fut déçu de voir qu'il refusa et prit la fuite. Tenant son ennemi à sa merci, Vizsla ouvrit le feu de tous ses canons et acheva le valeureux chef des Mandaloriens. Témoin de la scène, Fett voulut porter secours à son père spirituel mais Silas, son second, le retint lui faisant comprendre que le danger était trop grand. Satisfait de son forfait, Vizsla s'enfuit et quitta la planète avec toute sa clique. Jango récupéra la dépouille de Jaster et la ramena au camp où il tomba sur un Montross bien ambitieux et désireux de prendre le contrôle de l'armée. Connaissant trop bien les méthodes de Montross, les quelques guerriers réduits en loques se rangèrent sous la bannière de Jango. En hommage à Jaster et à son code d'honneur, Jango ne tua pas Montross mais le bannit des forces mandaloriennes. Une nouvelle période de succès, de contrats juteux et de victoires éclatantes se dessina sous le commandement de Jango Fett. Tout alla bien pendant une dizaine d'années jusqu'au contrat de Galidraan qui signa la perte définitive des Mandaloriens. Ce ne fut rien de moins qu'un autre piège de la Death Watch de Vizsla qui les attira sur place et les accusa d'avoir massacré des politiques locaux ainsi que leurs femmes et leurs enfants – crimes qu'il avait en fait commis lui-même pour mieux les piéger. Devant de telles exactions, la République dépêcha des centaines de Chevaliers Jedi, sous le commandement d'un certain Comte Dooku, sur Galidraan. Malgré leurs armures, leur entraînement et leur férocité, les Mandaloriens ne firent pas le poids contre les Jedi et furent massacrés un à un. Aveuglé par la colère et le chagrin, Jango Fett se jeta avec frénésie dans le combat et tua de nombreux Jedi au Blaster ou à mains nues. Seul survivant de l'affrontement, Fett fut livré aux autorités locales (secrètement à la solde de la Death Watch) qui le réduisirent en esclavage. S'apercevant que la République s'était fait bernée par un petit groupe de malfrats, le Comte Dooku quitta l'Ordre Jedi, déçu par l'attitude du Sénat qui ne fit rien pour reconnaître ses erreurs. On put raisonnablement penser qu'à cet instant le peuple Mandalorien était mort mais ce fut tirer des conclusions un peu trop hâtives. En effet, Jango parvint à s'arracher à sa condition d'esclave et à régler une vieille dette qu'il avait envers la Death Watch. Il retrouva ses ennemis dans le système de Corellia où il les massacra tous, sans exception. L'héritage des Mando'ade reposait désormais sur les épaules d'un homme seul, sans amis à défendre et sans ennemis à combattre. C'est ainsi qu'il devint chasseur de primes, mettant à profit ses compétences dans ses traques. Après un contrat juteux induisant une Armée de clones, il demanda un clone pur pour son usage personnel. Mais plus qu'un clone, ce fut un fils et un héritier qu'il acquit par cette demande. Après sa mort, Boba devint le chasseur le plus redouté de son temps. Mais l'armée mandalorienne dut attendre encore une trentaine d'années après la Bataille de Yavin pour renaître de ses cendres. C'est un Boba vieillissant mais encore redoutable qui contribua à ramener les Mandaloriens dans la conscience collective en s'alliant à l'Alliance Galactique, héritière de la Nouvelle République, et plus curieusement à son vieil ennemi Yan Solo contre les Yuuzhan Vong et leur croisade contre la Galaxie. Pourvus d'une histoire riche et glorieuse, les Mandaloriens sont autant nimbés de mystère que les Jedi de l'ancien temps avec lesquels ils partagent de nombreux points communs : une fraternité sans faille, des aptitudes au combat exceptionnelles, de malheureux coups du sort ainsi que des pans entiers d'histoire et de culture à jamais perdus dans l'oubli. La société mandalorienne : Si tout le monde s'accorde à dire que Mandalore est la planète natale de ces formidables guerriers, peu nombreux sont ceux qui y sont effectivement nés ou y ont jamais mis les pieds. Ce qui importe aux Mandaloriens n'est pas le lieu de naissance mais les actes accomplis par les personnes ; cet état de fait explique pourquoi les Mandaloriens n'ont pas d'état bien défini, du moins selon des critères politiques. Mandalore, le chef suprême, ou encore les chefs de clan constituent la seule "organisation politique" de ce peuple. Si les actes accomplis sont une chose, il ne faut pas réduire le Mandalorien à un simple super soldat ou à une machine de guerre destinée à gagner les batailles. En effet, l'élément fondamental de l'identité mandalorienne est constitué par les Six Actions, ou "Resol'nare" : - porter l'armure (ou beskar'gam) - parler le mandalorien (ou mando) - se défendre soi-même et sa famille - transmettre la culture mandalorienne à ses enfants - servir le clan - se joindre à Mandalore en cas de conflit Pour mériter le titre de Mando'ad, le strict respect de ces règles au jour le jour est une nécessité, voire une obligation. Si leur individualité n'est plus à prouver, elle est cependant mise de coté au cours des batailles où là, les Mandaloriens font preuve d'une synergie étonnante pour atteindre le but commun. La structure de commandement est aussi très souple car aucun formalisme n'est là pour la parasiter, la ligne hiérarchique s'instaure spontanément et chaque guerrier connaît le plan de bataille ainsi que les manières d'y parvenir. Structure familiale : La langue mandalorienne étant dépourvue de genre, les hommes et les femmes ont des statuts égaux. Si la répartition des tâches se fait selon, pour certains, un modèle traditionnel, il n'est pas rare de voir des couples se répartir autrement les rôles. Ainsi, d'une manière générale, les hommes ont pour tâches la guerre et l'entraînement de leur fils pour en faire des guerriers. Les femmes pour leur part s'occupent du foyer et de l'éducation des filles quel que soit l'endroit où le campement est établi ; il serait cependant imprudent de les considérer comme des femmes au foyer car elles ont les mêmes aptitudes au combat que les hommes, ce qui est nécessaire pour défendre leur demeure quand ces derniers sont au combat. De plus, ce sont elles qui élèvent et fournissent aux enfants leur premier entraînement au combat, fille ou garçon. En fait, l'idéal féminin des Mandaloriens est physiquement fort et solide ; dire d'une femme mandalorienne qu'elle est délicate ou "laandur" correspond à l'insulter, et dire à une femme mando qu'elle est une mauvaise combattante ou une mère indigne reviendrait à se suicider. Comme on s'en doute, le mariage intervient tôt dans la vie des combattants (généralement courte) et a lieu aux environs des seize ans, les époux se jurant fidélité et d'élever des guerriers. Ainsi, un couple désirant se marier doit se faire le serment suivant : Mhi solus tome Mhi solus dar'tome Mhi me'dinnui an Mhi ba'juri verde Ce qui peut se traduire de la manière suivante : Nous sommes un quand nous sommes ensemble Nous sommes un quand nous sommes séparés Nous partageons tout Nous élèverons des guerriers Si le premier enfant du couple est un fils, les parents doivent attendre huit ans avant d'en avoir un deuxième afin de permettre au premier de suivre son entraînement avec son père pendant cinq ans jusqu'à l'âge adulte, à savoir treize ans. Cette règle permet au père de n'entraîner qu'un fils à la fois de manière à se consacrer entièrement à cette tâche. En Revanche, si une fille naît en premier, les parents sont libre d'avoir un autre enfant peu de temps après. Si un couple n'a que des filles, elles reçoivent au même titre que les garçons une éducation militaire. Les garçons reçoivent leurs premières leçons de leur mère jusqu'à l'âge de huit ans avant de partir avec leur père. Les filles restent en général avec leur mère jusqu'au mariage. Dès leurs treize ans, filles et garçons subissent un rite de passage au cours duquel ils font preuve de leur aptitude à la stratégie, au combat et à la survie en milieu hostile. Dès lors, ils sont adultes au regard de la loi. Homme ou femme, l'instinct parental des Mandaloriens est très développé, les enfants constituant l'avenir de la famille, les deux membres du couple s'investissent très sérieusement dans leur éducation, que ce soit l'entraînement à la guerre ou la transmission de la culture et des valeurs mandaloriennes : le serment des époux doit être respecté. Le mode de vie mandalorien est dangereux, les veuves et orphelins sont fréquents. Ainsi, il n'est pas rare de voir les familles adopter des enfants sans parents et des hommes et femmes non mariés épouser des veufs ou des veuves. En fait, la phrase "aliit ori'ysha tal'din" (la famille ne se limite pas aux liens du sang) illustre bien leur tendance à l'adoption d'orphelins et l'acceptation d'adultes étrangers dans leurs rangs qui sont une nécessité pour compenser les pertes au combat et assurer l'avenir du clan. L'adoption, comme le mariage, résulte d'un serment que le parent fait à l'enfant. En disant "ni kyr'tayl gai sa'ad" (je reconnais ton nom comme mon enfant) il élève l'adopté au même rang qu'un fils ou une fille biologique. En fait, l'adoption et le respect des Six Actions suffisent à devenir un Mandalorien à part entière, aux yeux de tous. Dans de rares cas, un couple peut briser son serment de mariage dans le cas d'un abandon de responsabilités de l'un des membres en se déclarant "shuk'la riduurok" (un amour brisé). Un enfant peut aussi renier un parent en le déclarant "dar'buir" (plus un parent) dans le cas d'un abandon ou d'un acte déshonorant la famille. Religion : Les Mandaloriens n'ont pas de religion à proprement parler. Le "Akaanati'kar'oya" (La Guerre de la Vie et de la Mort), une série de contes sur la création du monde, est davantage perçue comme une compilation de vérités philosophiques que comme la description de forces surnaturelles. Selon leur mythologie, les étoiles représentent les rois de Mandalore disparus depuis longtemps et il est fait mention de créatures mythiques dans certains de leurs contes mais la plupart des Mandaloriens voit dans ces contes des allégories destinées à faire rêver ou effrayer lors les veillées en de rares temps de paix. Le manda (être collectif ou âme supérieure selon les traductions) est ce qui se rapproche du paradis mandalorien sans pour autant en être un. En fait, après sa mort, le mando rejoint un plan d'énergie imprégné du conflit permanent entre la passivité et la destruction et les changements qu'elle entraîne, conflit symbolisé dans la mythologie par la lutte éternelle entre Arasuum, le dieu oisif et stagnant, et Kad Ha'rangir, dieu de la destruction qui impose changement et croissance à l'univers. Ainsi, chaque mando qui tombe au combat a l'assurance de rejoindre l'armée de la vie après la mort. Chez les Mando'ade, le fait d'être un "dar'manda" (ignorant de son héritage mandalorien) est la pire chose qui soit ; cela revient en effet à ne pas avoir d'âme, donc ne pas accéder au manda après la mort. Pour éviter un tel sort, il suffit d'avoir respecté à la lettre les Resol'nare. C'est ce respect sans faille des traditions, et de la nécessité de transmettre cet héritage à leurs successeurs, qui a conduit les "Cuy'val Dar" (ceux qui n'existent plus ; les instructeurs mandaloriens recrutés par les Kaminiens pour entraîner les clones de la Grande Armée de la République ; le secret était tel que les instructeurs durent s'engager à disparaître à jamais de la Galaxie) à former les clones comme leur propres enfants ; ils pensaient ainsi que même si ces soldats mourraient au combat, ils trouveraient une place éternelle dans le manda malgré le fait qu'ils n'aient jamais vécu à la manière des Mandaloriens. Coutumes : Pour les Mando'ade, le "yaim" (foyer) correspond au sentiment de sécurité et de confort. Mais pour ces nomades, le foyer se trouve là où est l'armure. Si la plupart des nomades s'abritent sous des tentes, les Mandaloriens préfèrent bâtir des sortes de huttes constituées de bois vert et de boue appelées "vheh'yaime", ou bien s'emparer des habitations des ennemis vaincus. Fidèles au nomadisme, les familles mando ne s'attachent jamais à leur demeure longtemps. Ils peuvent y rester une nuit comme plusieurs mois, voire des années, mais se tiennent toujours prêts à quitter les lieux en moins de temps qu'il ne faut pour le dire ; il n'est donc pas étonnant qu'Obi-Wan Kenobi ait eu du mal à retenir Jango Fett quand il a voulu fuir Kamino. N'ayant pas de calendrier formel en raison de leurs voyages incessants entre une multitude de mondes, les Mandaloriens ont peu de fêtes liées à leur culture. La naissance, l'âge adulte, le mariage et la mort constituent donc les seules fêtes ou événements importants de la vie. En raison de la relative précarité dans laquelle ils vivent, les Mando'ade fêtent la vie dès qu'ils le peuvent en savourant le "net'ra gal" (une bière noire et douce), en chantant les épopées anciennes ou tout simplement en se détendant au sein de la famille et du clan. Si la mort fait partie de la vie quotidienne chez les Mandaloriens, les enterrements sont chose très rare, hormis les Mandalores et les personnages importants. Quand ils peuvent récupérer le corps du défunt, les proches incinèrent la dépouille et dispersent les cendres après avoir conservé une des possessions du guerrier, souvent l'armure (élément de grande valeur) ou à défaut, seulement le casque, les gants ou la ceinture. Chaque soir, les Mando'ade récitent les noms des êtres chers, une manière de les garder en vie. Les rares moments de paix où ils savourent la vie s'accompagne aussi du deuil des camarades morts au combat. Ainsi, ces instants sont caractérisés par un état d'esprit ambigu qu'ils appellent "aay'han" ("doux-amer") mais cette traduction est très approximative et est loin d'exprimer la portée de cette notion. L'armure : Le "beskar'gam" (peau de fer) constituent la plus grande richesse du guerrier et constitue le symbole le plus fort de la nation mandalorienne. En fait, il est difficile de penser aux mandaloriens sans avoir en tête l'armure au casque si particulier. Mais l'armure est plus qu'un vulgaire assemblage d'acier et de cuir car les Mandaloriens l'ont élaborée autour d'un métal rare et aux propriétés étonnantes : le "beskar", plus communément appelé fer mandalorien. Sa légèreté et sa résistance extraordinaire en ont fait un matériau de premier choix dont les forgerons mandaloriens sont les seuls à connaître les gisements. Pour augmenter encore sa résistance, les métallurgistes ont ajouté du carbone à sa composition et développé des techniques de pliage successifs. Il en résulte un acier feuilleté à la fois souple et impénétrable. Il n'est pas rare de voir une armure passer de génération en génération au sein d'une même famille ; c'est ainsi que Boba Fett porte l'armure de Jaster Mereel, Jango l'ayant laissée à son attention à bord du Slave 1. Autant utilisée par les hommes que par les femmes, les armures peuvent arborer différentes couleurs selon la préférence du guerrier, le bleu et le vert étant très répandus. Cependant, les couleurs ne signifient en rien le rang du guerrier, elles sont surtout associées à la préférence, l'état d'esprit du guerrier ou encore une mission particulière. Inutile donc de dire que la couleur des armures peut changer plusieurs fois au cours de la vie du guerrier. Ainsi, une armure or représente un désir de vengeance et une armure noire de justice. En général, les couleurs rouges et argent sont associées au Mandalore, mais tous n'ont pas suivi cette tradition pour des raisons diverses et variées : question de goût ou pour se fondre dans la masse, la raison échappe à beaucoup. Quoiqu'il en soit, à la différence d'autres peuples, les mandaloriens n'ont jamais cherché à se camoufler comme en témoigne un proverbe mando courant : "Nous voir venir est une chose, pouvoir réagir à temps en est une autre". Des sceaux sur l'amure peuvent signifier la lignée, le clan ou les être chers au porteur du beskar'gam. Il peut aussi s'agir de marque honorifique accordée par les chefs de clan. Si l'armure est importante, les Mandaloriens n'oublient jamais que "Verd ori'shya beskar'gam" (un guerrier est plus que son armure"), autre dicton très populaire. Etant un peuple à la limite de l'avarice, les Mandaloriens se sont constitué de véritables fortunes qu'ils consacrent à leur armure et à leurs armes. De fait, les signes extérieurs de richesse ou éléments d'ostentation sont bannis de la culture mando. Les bijoux si rares soient-ils sont souvent réduits à un simple collier ou encore une ceinture de métal précieux, le guerrier ne pouvant se permettre de s'alourdir de fioritures inutiles. Nourriture et boisson : Comme ils convient à des guerriers, les Mandaloriens ont besoin d'une nourriture facile à transporter et très riche. De fait, leurs plats très particuliers sont difficiles à apprécier pour un non initié et ressemblent en grande partie à des rations militaires. Le gihaal par exemple est fait d'un mélange au poisson ; très riche en graisses et protéines, il peut se conserver des années même dans des conditions sommaires. Son arôme âcre et tenace déplaît à beaucoup d'Aruetiise. Le uj'alayi (gâteau au uj) est une pâtisserie aplatie, consistante et très sucrée faite de noix pilées, de fruits secs et d'épices arrosés de sirop. Pour ceux qui veulent une boisson plus forte que le net'ra gal, le tihaar est un alcool puissant semblable à de l'eau-de-vie fait avec n'importe quel fruit disponible. Maintenant, pour ceux qui ne tiennent pas l'alcool, le shig est une infusion d'épices (pas celles de Kessel !) et de behot, une plante poussant rapidement et ayant un goût d'agrumes. Protocole : Même si la plupart des gens ayant rencontré des Mandaloriens l'ont fait sur un champ de bataille, il faut reconnaître que ces derniers sont bien plus sociables qu'il n'y parait. Ce sont des partenaires commerciaux honnêtes et des hôtes chaleureux tant que certaines règles sont observées avec la plus grande rigueur. Face à un Mandalorien, il convient donc de respecter les usages suivants : - toujours dire ce que l'on pense. - ne jamais refuser une invitation à un repas : la nourriture est en effet un élément de première importance pour des guerriers nomades ; le fait de l'offrir à un étranger est une grande marque de respect. - ne jamais faire des avances à un mando'ad, homme ou femme, si on n'a pas l'intention de se marier et de devenir un mando. - regarder son interlocuteur dans les yeux ou dans la partie horizontale de la visière lorsque celui-ci porte son casque. - se déchausser quand on entre chez lui. - honorer ses dettes dans les plus brefs délais. - être aux petits soins pour les enfants des mando'ade. - considérer les Mandaloriens âgés avec respect : un mando qui atteint un âge avancé doit sûrement être un combattant d'exception et sera toujours en mesure de remettre à sa place un visiteur discourtois. Si on ne peut pas vraiment parler de protocole bien établi, se sont surtout des conseils donnés aux Aruetiise désireux de rester un simple "étranger" plutôt qu'un "ennemi". Guerriers aussi extraordinaires que mystérieux, les Mandaloriens n'ont jamais cessé d'effrayer ou de faire rêver les personnes avec qui ils ont combattu ou collaboré. Si leur vie est difficile, les étrangers qui les fréquentent assez longtemps pour être séduits par leur culture finissent par les rejoindre pour devenir des Mandaloriens à part entière. Mais leur gloire passée est en passe de revenir de part les efforts consentis par Boba Fett pour reconstituer l'armée des "Enfants de Mandalore". Catégories : forme de vie especes/ethnies Auteur : Lex Taran |
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| Cet article a été consulté 4758 fois. Page mise en cache à 15h22 le 04/07/08
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